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L’ultimatum climatique, l’appel pour la conférence de Copenhague.
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Une dépèche de l’AFP, du 07/05/09
Marseille (AFP) – 14h48 – Les pistes cyclables sur l’une des principales arteres de Marseille sont dorenavant interdites aux velos, aux termes d’une decision de justice dont la ville a fait appel, a-t-on appris jeudi aupres de la mairie.
Des panneaux viennent d’etre installes sur les terre-pleins d’une partie de l’avenue du Prado pour avertir que les pistes cyclables y sont interdites aux velos sauf pour les petits enfants.
Suite au recours d’un particulier, le tribunal administratif de Marseille avait annule le 30 decembre 2008 deux arretes de 2006 autorisant la circulation des cyclistes sur ces terre-pleins, seuls concernes par cette decision.
Le tribunal a enjoint a la ville de mettre en place a partir du 1er mai une signalisation montrant que ces pistes sont reservees aux enfants de moins de 8 ans a velo conservant une allure au pas et n’occasionnant pas de gene aux pietons.
“Nous avons fait appel, je comprends l’incomprehension des usagers marseillais”, a explique a l’AFP l’adjointe au maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin chargee des pistes cyclables, Laure-Agnes Caradec.
“A notre avis, ces bandes cyclables sont sur des terre-pleins suffisamment larges et des travaux d’amenagement complementaires pourraient permettre une meilleure cohabitation des usages velo et pietons”, a-t-elle poursuivi soulignant que d’autres villes ont installe des bandes cyclables sur leurs trottoirs.
Jeudi, des cyclistes continuaient d’emprunter les pistes tracees a la peinture sur les terre-pleins du Prado et ont explique leur incomprehension a France 3 Mediterranee.
“C’est une situation ubuesque”, a commente le responsable du collectif Velos en Ville Michel Fornairon, “c’est la consequence d’une prise en compte de la circulation des velos relativement deficiente a Marseille”.
“Ce qu’on demande c’est que la question des deplacements a velo soit prise au serieux”, a-t-il insiste, “des pistes cyclables sur des trottoirs c’est envisageable mais il faut une mise en oeuvre correcte”.
transmis par Emmanuel Delannoy
Comme vous, la Green Letter se prépare à partir en vacances…bien méritées ! Au fait, pendant vos vacances, restez green :
Et qui sait, un jour on pourra peut être partir en vacances à bord d’un avion ou d’un bateau solaire ? On n’y est pas encore, mais deux prototypes feront pourtant le tour du monde en 2011 : Solar Impulse et Planet Solar…En attendant de pouvoir monter un jour à bord, vous pouvez déjà commencer par aller voir leur site web !
Si vous n’avez pas encore réservé votre voyage ou votre hébergement, pourquoi ne pas vous adresser à des agences de “tourisme responsable”, ou choisir un hébergement dans des écolodges, ou au moins dans des hotels ou campings qui affichent un comportement respectueux de la nature ? Comme pour vos achats quotidiens, suivez les labels ! (Label Ecologique Européen, Clef Verte, …)
Évidemment, où que vous soyez, on fait comme d’hab : on achète des produits locaux, de saisons, on évite les emballages inutiles, crème solaire bio…on trie ses déchets, et on ne les jette pas n’importe où ! Car la planète, elle, ne prend pas de vacances !
Vous si, alors bonnes vacances à tous et à toutes, et à la rentrée pour une nouvelle Green Letter en septembre !
L’Europe et l’écologie
A l’approche des élections du 7 juin prochain, quelle part l’Union Européenne prend-elle pour agir en faveur du développement durable et de la protection de notre environnement ?
L’Europe a pris conscience des enjeux de ce dossier depuis déjà une trentaine d’année. Aujourd’hui 80 % de notre règlementation en matière d’environnement est d’origine européenne. Fort de la prise de conscience internationale de l’impact des activités humaines sur notre planète, l’UE a inscrit dans ces traités le développement durable comme l’un des axes principaux de son action. Ainsi, son organisation est très étendue et ses domaines d’interventions nombreux.
Comment est elle organisée ?
Les 3 grandes instances européennes sont actives sur le thème de l’environnement :
Le conseil européen Environnement, réunissant les ministres concernés de chaque Etat membre, élabore la Stratégie de Développement Durable – la SDD. Il se réuni 4 fois par an.
La commission européenne, l’organe qui prépare et applique la règlementation, s’est dotée d’une direction générale de l’Environnement. Cette direction regroupe 550 personnes qui œuvrent à concrétiser les grands projets. Actuellement, elle met en place le 6eme programme d’action pour l’environnement sur la base de la SDD. Les 4 grandes orientations sont l’atténuation du changement climatique, la protection de la nature, l’environnement et la santé et la rationalisation de l’utilisation de nos ressources.
Enfin, le parlement européen joue un rôle essentiel sur ces décisions, puisqu’il collabore avec le conseil des ministres pour élaborer la stratégie de l’Europe et propose et fait adopter les principaux textes. Par soucis d’efficacité, plusieurs députés se sont réunis au sein d’une commission spéciale « environnement, santé publique et sécurité alimentaires ».
Concrètement, qu’es ce qui se passe ?
L’Europe, dès 1992, a pris activement part à la mise en place du protocole international de Kyoto et plus récemment elle a décidé de renforcer ses engagements en réduisant de 20% ses émissions de gaz à effet de serre, d’augmenter de 20% sa production d’énergie durable et de réduire de 20% sa consommation globale d’énergie. Elle ainsi à l’origine de nombreuses directives – des lois européennes – tel que la directive « oiseaux » ou « habitats » qui oblige les Etat membres à définir et protéger des zones géographiques pour préserver la biodiversité des oiseaux sauvages, ou encore la disparition du plomb dans l’essence ou encore la charte de l’éco-tourisme.
Surtout, l’Union Européenne finance via le programme LIFE Environnement et LIFE+ l’essentiel des projets qui permettent de mettre en pratique sa stratégie de Développement Durable. Pour l’année 2008 ce budget s’élève à 2 Milliard d’euros, dont 18 millions pour la France. Par exemple, ce programme à financer les travaux de protection de la baie du Mont Saint Michel ou encore la journée européenne « ma ville sans voiture »…
En résumé, l’Europe s’est très impliquée pour la protection de notre environnement et pour promouvoir une Europe du développement durable. Mais parfois, d’autres intérêts et d’autres priorités viennent contrarier ses bonnes intentions. Avec le renforcement récent des pouvoirs du parlement, il est important d’avoir un maximum de députés qui soient soucieux de ses questions.
Donc, il est important de voter : écocitoyens européens, à vos bulletins !!!
Thierry Courtot
Comment passer du « penser global » à l’action locale dans la mise en œuvre du Développement Durable ?
Ce premier article de la rubrique Initiative locale a pour objectif d’apporter un éclairage sur les démarches « Agenda 21 » dont beaucoup de monde parle… mais de quoi d’agit-il exactement ?
L’Agenda 21 ?
L’Agenda 21 est une traduction stratégique et opérationnelle du Développement Durable pour un territoire (communes, Régions, Pays, etc.). Il s’agit de l’application locale et concrète des différents principes édictés au niveau international suite au Sommet de la Terre à Rio. Sa traduction s’effectue par le programme d’actions issu de l’Agenda 21. Celui-ci définit les objectifs et les moyens de mise en œuvre d’actions de Développement Durable. Il est élaboré par la mise en cohérence des stratégies territoriales et en concertation avec l’ensemble des acteurs.
Aujourd’hui, on recense en France plus de 200 agendas 21 locaux, à toutes les échelles territoriales : départementale, régionale, intercommunale, communale, scolaire…
Le foisonnement et la diversité des initiatives ont fait naître au sein des collectivités, un besoin d’échange, de confrontation et de construction de références pour l’action. C’est pour répondre à ces besoins que l’Association 4D, l’Association des Maires de France (AMF), le Comité 21 et le Ministère de l’Énergie, de l’Écologie du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire (MEEDDAT) ont crée l’Observatoire national des Agendas 21 locaux et pratiques territoriales de développement durable. Il se concentre sur l’action des collectivités et leur engagement en faveur du développement durable.

L’Observatoire propose une base de données qui constitue un outil de capitalisation et d’échange pour les territoires qui souhaitent valoriser leurs initiatives et permettre à un large public d’accéder à de l’information sur les projets locaux de Développement Durable.
Envie de savoir ce qu’il se passe près de chez-vous, cliquez ici..
L’Observatoire vient d’ailleurs de se doter d’un nouvel outil de recherche cartographique, plus simple et convivial ! On y découvre par exemple qu’il n’y a qu’une seule démarche Agenda 21 déclarée dans le Gard pour la ville de Sommières. Par ailleurs, l’Agglomération de Nîmes (Nîmes Métropole) s’est récemment engagée dans le projet mais n’a pas encore été répertoriée sur le site…
Quel lien avec les GreenWatchers me diriez-vous ?
Outre un plan d’actions pour le 21ème siècle, l’Agenda 21 est avant tout une stratégie politique qu’il nous appartient de faire vivre, de faire évoluer.
En effet, une des caractéristiques de la démarche est de se construire en concertation avec tous les acteurs, certes ceux de la collectivité (élus, techniciens), mais aussi (et surtout) l’ensemble de la société civile (particuliers, entreprises, etc).
Lorsque la concertation est bien menée, elle devient un véritable déclencheur d’initiatives locales. Le plan d’actions Agenda 21 va, par exemple, permettre de fédérer les acteurs pour organiser une filière de distribution courte de type AMAP, mais aussi participer à la mise en oeuvre de pédibus (ramassage scolaire à pied organisé par des parents d’élèves), ou encore encourager l’installation d’une épicerie solidaire …
Vous l’aurez compris, si une telle démarche se déroule près de chez-vous n’hésitez pas à participer, à fédérer ou même rencontrer vos élus pour faire germer le projet.
En savoir sur les Agenda 21, n’hésitez pas à me contacter !
Mathieu Bergerot
A propos de globalité, l’heure est à la crise, cela n’aura échappé à personne. Je veux dire la crise climatique qui ne fait que commencer. Elle remet en question beaucoup de choses dans notre façon “moderne” de penser le monde et son économie.
Cette crise là va nous obliger à changer, et beaucoup de choses semble-t-il. Certains dirigeants semblent en tout cas le penser, comme le rappelle le journal Le Monde en évocant le plan de relance en Angleterre.
Le tout nouveau président Américain Obama pour sa part ne va pas poursuivre la même politique que son prédécesseur à propos des émissions de gaz à effet de serre.Les promesses de campagne du candidats que publiait Libération sont révélatrices d’une vraie prise de conscience. Par exemple il reprennait à son compte l’objectif de 80% de diminution de production de CO2 à l’horizon 2050. Pour appliquer ses promesses, Obama a choisi, comme le rappelle le Figaro, son “monsieur climat” en la personne du prix nobel de physique Steven Chu.
Ce dernier a l’air de croire davantage dans les dangers du dérèglement climatique que notre Claude Allègre national, qui s’explique plus clairement cependant sur sa “pensée” dans les colonnes de L’Express .
De tous ces articles lus, il ressort que la grande question est celle de l’énergie “propre”. Il va falloir l’inventer. Le nucléaire est-il LA solution miracle ? En tout cas il n’occasionne pas de dégagement de gaz à effet de serre, c’est certain. Plusieurs pays, comme l’Italie semblent parier dessus. Pour le reste, l’énergie nucléaire repose elle-aussi aussi sur un combustible dont les réserves ne sont pas inépuisables, et je préfère ne même pas parler de la gestion plus que problématique des déchets. Il fallait voir l’émission A vous de juger diffusée le 11 février dernier sur france 3 pour en rester bouche bée !
La solution semble passer par des inventions technologiques nouvelles pour produire de l’énergie la plus propre possible, par une maîtrise des consommations électriques en particulier, par de meilleurs rendements des appareils utlisisés. Les énergies “vertes” sont donc à l’honneur et font une entrée en fanfare dans le discours politique internationnal depuis quelques temps. Le Monde publie un classement des 15 pays où le potentiel de développement des énergies renouvelables est le plus fort sous forme de carte.
Pour sa part, les sites Techniques de l’ingénieur et Greenunivers posent une question importante : Y aura-t-il assez de lithium pour les voitures électriques ? …et répondent que si nous utilisons autant de voiture demain qu’aujourd’hui, une très faible proportion seulement pourront utiliser les batteries au lithium, car ce métal est rare, très rare, et s’épuise d’autant plus qu’il est très utilisé aujourd’hui déjà par les batteries de tous les appareils “nomades”… Enfin pour conclure, Jean-Pierre nous convie à regarder défiler un Compteur virtuel. Celui de la population mondiale, des dépenses d’armement, le nombre d’internautes …en tout plus d’une vingtaine de compteurs qu’il faut prendre le temps de regarder, et qui font suivant les cas réfléchir ou donnent le vertige ! Pas évident dans tout ça de penser global et d’agir local , mais au moins nous essayons !
Seb
“Après l’interview de ma copine Sylvie (voir Greenletter n°1), beaucoup de questions ont surgit dans ma petite tête.
Comment une femme aussi sensée, éduquée, intelligente et informée peut-elle avoir un rapport si détaché voire un chouillat indifférent à l’écologie ? Pour le comprendre je suis allé rendre visite à Dominique Lassarre, professeur de psychologie sociale à l’université de Nîmes.
En effet dès lors qu’il est question de comportement, pour ce qui nous importe tous les comportements relatifs à l’environnement et à la consommation, le psychologue n’est pas loin pour nous étudier !
Tout d’abord il y a la perception du risque. S’il y a certes urgence à changer nos façons de vivre, ce risque reste tout de même un peu lointain pour beaucoup de gens : à la fois dans le temps (rien ne va changer d’ici quelques années encore) et aussi car la réalité est souvent représentée d’un point de vue global, statistique, et que nous sommes souvent bien incapables de nous la représenter…
C’est un peu comme fumer : on sait que ce n’est pas bon pour la santé, mais bon une seule cigarette ne va pas provoquer grand chose, et le cancer ce n’est pas non plus systématique…
La psychologie sociale de l’environnement essaie alors de comprendre comment on peut faire évoluer les comportements des individus en travaillant sur le message qu’on leur délivre.
Et là deux cas bien différents ont été mis en évidence .
Le premier cas est lorsqu’on souhaite faire faire quelque chose à quelqu’un de plus par rapport à ce qu’il fait déjà.
Par exemple dans un lotissement, on souhaite que des habitants acceptent de mettre de grand pancartes avec le message destiné aux conducteurs de voiture “Ralentissez !”. Seulement peu de gens souhaitent voir fleurir ce genre de pancarte, fort disgracieuse, au milieu de sa pelouse. En résumé si tout le monde juge que c’est une bonne idée, tout le monde préfère que ce soit chez le voisin !
La méthode élaborée est de procéder par étapes : d’abord faire le tour du quartier et demander aux habitants de faire un petit geste facile et qui ne coûte pas cher. Si vous voulez que les voitures ralentissent, voulez-vous bien mettre un petit autocollant “ralentissez” à la fenêtre de votre cuisine ? Beaucoup de gens accpetent de bon coeur. Ensuite, seconde étape quelques temps après, repasser dans le lotissement pour demander si les habitants acceptent une défigurante pancarte “Ralentissez” sur leur pelouse. Et là mirâcle, le taux d’acceptation est dix fois supérieur !
Cette méthode a été testée, évaluée et certifiée dans de nombreux cas variés. Elle porte le doux nom de “Communication Engageante”.
Par exemple dans un village du sud de la France, l’enjeu était de diminuer la consommation électrique. Le psychologue de terrain a alors entrepris de contacter via des associations et autres réunions publiques les habitants, et leur a demandé (étape 1 dite “d’acte engageant”), de s’engager publiquement à faire un (petit) geste pour réduire la consommation électrique, lors d’une journée festive spécialement dédiée à cette fin, par exemple changer une seule ampoule contre une basse consommation. Quelques jours après une information (affichage, journal local) renvoit une image positive de la population du village “Vous avez agi pour les économies d’énergie, vous êtes des citoyens responsables !” (étape 2 dite “étiquetage positif”). La plupart des habitants ont fait beaucoup plus que leur engagement publique, et par exemple changé toutes les ampoules de la maison… Résultat EDF a constaté une chûte de la consommation juste après l’expérience…
Les éléments importants de cette communication engageante sont en résumé : (1) la sensibilisation aux enjeux (le pourquoi on veut modifier les comportements), sans culpabiliser les interlocuteurs, (2) l’engagement “, c’est à dire la réalisation d’un petit geste facile dans un contexte de liberté et de façon publique, si possible lors d’un moment à la fois festif et un peu solennel (ex. signer une Charte), (3) l’étiquetage positif, qui consiste à rappeler aux personnes qu’elles ont agit positivement dans un contexte de liberté.
Cette méthode ne convient cependant pas à tous les cas. Par exemple lorsqu’on souhaite faire en sorte que l’interlocuteur ne fasse plus quelque chose. Il s’agit de provoquer là en quelque sorte une autocensure comportementale. Par exemple, lorsqu’on souhaite faire en sorte que les gens ne prennent pas la voiture et qu’ils se lancent dans le covoiturage.
Les psychologues ont montré qu’obtenir des changements de comportements dans ces cas était beaucoup plus difficile.
Comment obtenir des usagers de la piscine publique qu’ils prennent une douche systématiquement avant d’aller nager ? Le problème est que personne n’admet qu’il ne prend pas de douche !
La théorie dite de “l’hypocrisie sociale” propose alors une méthode qui consiste -je simplifie scandaleusement- à mettre les gens en face de leur propre hypocrisie :
Le mode d’action prend la forme d’une pseudo-enquête.
Tout d’abord, on sensibilise l’interlocuteur à la nécessité de la douche avant de se baigner, par quelques question sur l’hygiène… des autres, puis on vérifie qu’il adhère bien au principe. Ensuite on lui demande non pas s’il lui est déjà arrivé de ne pas en prendre avant d’aller nager, mais directement quand cela lui est arrivé pour la dernière fois. “L’enquête” menée sur une journée provoque une nette augmentation de la fréquentation des douches !!!
Actuellement, des étudiants du Master de Psychologie sociale de l’environnement de l’Université de Nîmes, regroupés dans l’association Eco-psy, travaillent précisément sur le thème difficile du covoiturage en direction des autres étudiants …
Nous suivront leur travail avec grand intérêt !
Seb
Nathalie Kosciusko-Morizet, déplacée au secrétariat d’Etat à l’économie numérique auprès du 1er ministre, a quitté brutalement ses fonctions le 21 janvier dernier. Le départ de « NKM » de l’écologie a alors suscité beaucoup d’inquiétudes auprès des associations, craignant une relégation au second plan de l’écologie.
Elle a été remplacée par Chantal Jouanno. Cette Enarque de 39 ans est considérée par beaucoup comme le « cerveau vert » actuel du gouvernement.
Dès le milieu des années 2000, elle intègre la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy et le suivra jusqu’à aujourd’hui. Proche collaboratrice lorsqu’il était président du conseil général des Hauts de Seine puis ministre de l’intérieur, elle travaillera sur les questions de sécurité routière et de développement durable. En 2007 elle intègre donc l’équipe de campagne présidentielle et c’est à elle que l’on doit en grande partie le volet « environnement » du programme du candidat Sarkozy. Après les élections, elle va avoir un rôle majeur auprès du président de la république et participe activement à la mise en place du Grenelle de l’environnement. En février 2008 elle devient présidente de l’ADEME et aura à cœur de transformer cet organisme pour en faire un outil essentiel de la réussite du Grenelle de l’environnement. En effet, aujourd’hui l’ADEME anime et aide la recherche et l’innovation, informe les citoyens et pilote les grandes campagnes de sensibilisation, conseil et réalise des expertises pour les acteurs socio-économiques impliqués dans le développement durable. C’est donc tout naturellement qu’elle prend la succession de Nathalie Kosciusko-Morizet au secrétariat à l’écologie. Son rôle consistera à mettre en œuvre les grandes orientations du Grenelle de façon concrète sur le terrain.
Chantal Jouanno semble donc avoir toutes les compétences nécessaires pour relever ce challenge. Ses qualités sont unanimement reconnues et elle bénéficie du soutien des associations. Son objectif immédiat : réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre. Pour l’anecdote, sachez qu’elle à été 12 fois championne de France de Karaté ! … une battante quoi !!!
C’est en toute logique que GreenWatchers salue son arrivée et lui présente ses encouragements dans la réussite de cette nouvelle mission.
Thierry Courtot
Hollywood se met à l’écologie : devant la crise environnementale, l’industrie du cinéma a su s’adapter et trouver de beaux sujet, allant du film catastrophe au documentaire animalier en passant par l’enquête de terrain.
A lire dans rue 89 .
Que choisir pour sa part nous annonce deux nouvelles dans son numéro de février, plutôt mauvaises.
La première est le résultat passé inaperçu d’un lobbying réussi auprès des parlementaires européens par les constructeurs automobiles. Ils ont réussi la prouesse, en ces temps de grenelle et de crise climatique, de repousser à plus tard pour les voitures, la réduction des émissions de CO2 programmée initialement à 120g pour 2005 à …130g pour 2015 ! Pour information, la moyenne européenne était en 2007 encore de 158g.
La seconde nouvelle annoncée est le torpillage partiel des engagements du Grenelle par … le plan de Relance contre la crise ! Alors que les USA et l’Angleterre, entre autre, investissent énergiquement dans les énergies renouvelables et les emplois “verts”, les 1000 projets français pour la relance ont exhumé des cartons trois projets autoroutiers qui avaient été enterré lors du Grenelle !Le plan de relance augmente enfin en passant les crédits publics accordés aux routes, et assouplit les règles d’implantation des industries à risque.
Encore beaucoup de travail donc pour le minitère du développement durable, où Nathale Kosusco-Moriset a été remplacée par une autre jeune femme, Chantal Jouanno, auparavant à l’ADEME.
Nous lui souhaitons bon courage !
Seb